28 novembre 2013

La Lettre à Helga de Bergsveinn Birgisson

Voilà un roman qui m'a intriguée, sous toutes ces facettes. 



Pas évident, parmi la sélection de roman pour la Rentrée Littéraire, de faire un choix.

Sa jolie couverture aux nuances de bleu m'a attirée, de suite elle s'est gravée dans ma mémoire, difficile à oublier, j'allais tôt au tard chercher à découvrir ce que ce roman pouvait renfermer.
Puis j'ai lu une critique, en diagonale, de peur que l'on me révèle un moment clé. On parlait d'un amour impossible et d'autres choses sur lesquelles je ne m'étais pas attardée, il ne m'en fallait pas plus pour me donner envie de le lire.



« Mon neveu Marteinn est venu me chercher à la maison de retraite. Je vais passer le plus clair de l’été dans une chambre avec vue plongeante sur la ferme que vous habitiez jadis, Hallgrímur et toi. »
Tellement de choses à dire, sans trop en dire.
130 pages qui se lisent d'une traite. On ouvre le roman pour le refermer sur un point final, il nous accompagne une soirée au coin du feu, ou sous sa couette.

Une lettre, un monologue, tantôt tendre, parfois cru. Jamais ennuyeux, ni moralisateur.
La lettre, à ce toi, Helga, à celle qui l'aima avec passion.
Une histoire, pas trop moche, ni très jolie, pleine de vie et de vérité.





L'étrange confession de Bjarni Gislason nous fait voyager dans son univers, fasse aux jours heureux de sa vie, comme aux plus difficiles, liés au destin d'une seule femme.
On y découvre aussi la campagne des années 40, en Islande. Une vie aussi rude que le caractère de notre narrateur. Ce fermier Islandais semble taillé dans la pierre, au ton direct, il ne fait pas dans la dentelle. Il a préféré sa terre à cette femme, il couche sur le papier sans pudeur, ces regrets, sa culpabilité, ces désirs partagés et inavoués, mais aussi ces moments de bonheurs.
Cet homme a lui même refusé l'amour de sa vie, et reconnait trop tardivement avoir emprunté le mauvais chemin...
Malgré la tristesse qui ressors de cette lettre c'est une belle histoire.

L'amour en leitmotiv, et la mélancolie comme musique de fond.


Si vous ne savez pas quoi lire en ce moment je vous le conseille.

J'ai beaucoup aimé le ton du roman, direct, simple, léger malgré le fait que le narrateur se remémore des souvenirs douloureux.
On ne vire pas dans le drama ou dans le pathos.
C'est plein de vie.

Publié chez Zulma, pour 16,50 euros.
Si je devais lui attribuer une note, ça serait 17/20.

Merci à Olivier pour la découverte !
Hâte de découvrir ce que ce Match de la Rentrée Littéraire Priceminister nous réserve et hâte de connaître les autres avis sur l'ensemble des romans.




2 commentaires:

  1. Je n'en avais pas entendu parler. Je note la référence :-)

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    1. Si tu le lis j'espère qu'il te plaira.
      Bises :)

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